~Queen of the world,but never of mY blog~
Une fois n'est pas coutume, j'ai trouvé en Body un potentiel étonnant. Madonna illumine le film et le maîtrise d'un bout à l'autre. Son personnage de Rebecca lui ressemble. Belle, tentatrice, dominatrice. Pourtant Rebecca ne se contente pas de séduire. S'intéressant au compte en banque de vieux dandy, celle-ci met à profit ses jeux sexuels éprouvants afin de les exciter jusqu'à épuisement et en retirer leur fortune.
C'est donc en tant que principale suspecte que Rebecca est inculpée pour le meutre d'Andrew. Défendu par Franck (Willen Dafoe), son avocat, Rebecca n'a pas fini de mettre en scène un incroyable plan machiavélique.
Tentant de séduire son avocat afin qu'il la croit réellement innocente, Rebecca lui inculque les plaisirs du sado-masochisme - dans sa version soft. Les scènes sont filmées avec une esthétique telle que celles-ci réveillent le côté sensuel de l'action. A la lumière des bougies, Rebecca et Franck s'adonnent à la découverte l'un de l'autre.
En parallèle, nous suivons le procès. Les témoins se succèdent à la barre et font pencher la balance dans tous les sens. Pourtant on ressent déjà l'acquittement de Rebecca. L'accusée semble trop confiante pour nous faire penser le contraire.
Alors que Rebecca est reconnue non coupable, Franck, qui vient de perdre sa femme après qu'elle a appris ses frasques sexuelles, retourne voir sa cliente. C'est là que le film prend des allures de Sexcrimes, avec la mise en relief de la grotesque manipulation engagée depuis le début.
Le film prend souvent des tournures à la Emmanuelle, avec une mise à nue de l'érotisme et de la sensualité sans jamais toucher à la pornographie. Souvent comparé à Basic Instinct, Body a reçu de nombreuses critiques après sa sortie.
Il manque sans doute quelque chose dans le scénario, qui semble tourner en boucle. Dommage ... belle tentative!