"Peinture photographique" Dédales de surréalisme. Des corps dévoilés, dans toutes les situations, jusqu'aux plus absurdes mais les plus pertinentes. Une Naomi Campbell offerte au dîner, une société de consommation mise à nue, une Lil' Kim tatouée Vuitton ... Et un univers saturé de couleurs, qui joue sur l'amalgame du mélange des arts de la photo et de la peinture. Les images nous parlent, leur sens n'est pas toujours explicite, et nous incite à déchiffrer les codes.
"Un art criant" Lachapelle s'affranchit des codes de bienséance et ose tout. On sent la critique très forte, qui s'attaque à tout: la religion, avec toute une série sur le miracle de Jesus. L'Amérique contradictoire, entre amour et haine de la patrie. La perversion, avec des corps déshumanisés par la chirurgie plastique. La société de consommation, celle qui m'a le plus atteinte. On sent la causticité au travers d'images simples mais efficaces. Un choc esthétique.
(Sur la vraie version, la femme a le visage ensanglanté ...)
"Artistiquement artistique" La collection est loin d'être exhaustive, et c'est bien dommage. Le mélange du pur et de la débauche s'allie avec grâce et élegance. Derrière l'objectif, une star n'est plus une star, mais un objet. La dérision est partout. Rien n'est beau, tout est ... artistique. Lachapelle offre ce petit plus qui se joue à un détail à peine, mais qui peut tout changer. D'ailleurs, aurions-nous compris la même chose si Amanda n'avait pas été "andy-warholisée"? La caricature la plus simple pour porte-drapeau d'une carrière qui crie: "attention, tout ce qui est faux ici est là pour dire la vérité" ...